Marcel Winatschek's Tokyopunk
SKIN | HEART | SOUL | LUNGS

DOCTOR BLIND 30.01.

mes jours sont faits de luttes invisibles. contre l’envie du renoncement, contre ses espoirs insensés, cette obstination qui me donne la nausée. il y a ce mensonge qui s’immisce lentement et grandit au fil du temps. pour la première fois, je joue à l’arrache-coeur, valsant entre la culpabilité et le plaisir de ne plus rien éprouver. il esquive les coups infligés en refusant d’y croire. alors, face à la surdité, face à l’aveuglement, je reste désarmée. combien de temps encore? et tandis que je blâme la banalité de son désespoir, celui des faibles qui ne savent rien faire d’autre qu’aimer, je m’enlise moi-même dans le goût de l’impossible. m’accrochant à cet autre que je ne frôlerai jamais.
parce qu’échouer est encore ce que je réussis le mieux.

et Salinger n’est plus.

# the smiths. half a person

CONTE A REBOURS 19.12.

29 novembre 2005

Je sais bien que mon esprit s’épuise de ces défaites répétées, de ces glissades sans retenue. Rien ne me rends plus vivant que de boire. J’aime l’agonie, ce volcan qui bouillonne en moi, mais je n’ai pas de bouée de sauvetage quand je coule à pic. Je suis un fantôme qui erre de corps en corps, sans jamais parler, sans jamais s’exprimer, sans jamais communiquer. C’est ma ligne de vie, descendre des verres sans se rebeller, juste pour se sentir bien pendant quelques heures. Pourquoi ne peut-on atteindre la légèreté quand on est totalement ivre ?

from: ma vie en biture